Le programme du buffle – L’histoire de Damien

Damien, on l’a souvent admiré.
Un roc. Un pilier. Un leader.
Toujours à fond. Toujours présent. Toujours partant.

Il bossait comme on court un marathon.
Sans pause et sans détour.
Il donnait, tirait, tenait, encaissait.

Depuis quelque temps, quelque chose avait changé.
Ce n’était pas brutal. Pas spectaculaire.
Mais insidieux.

Il avait commencé à avoir mal au dos. Une hernie discale.
Puis d’autres petits soucis de santé. Rien de grave en soi, mais récurrents.
Assez pour le fatiguer et grignoter son énergie.

Avant, il fonçait. Même crevé, même malade.
Il enchaînait les journées à rallonge, les décisions, les problèmes à régler.
C’était lui… ou tout du moins le croyait-il.

Maintenant il se sentait débordé pour un rien.
Un appel, un dossier ou une course à faire en plus…
Et il perdait pied.
Plus de marge. Plus de recul.

Il réagissait au quart de tour.
Il paniquait, s’énervait ou se renfermait.
Parfois les trois à la fois.

Il pensait qu’il allait “reprendre le dessus”.
Mais il n’y avait plus de dessus. Plus de dessous non plus.
Juste un tourbillon de pensées, de colère, de fatigue, de confusion.
Et un mur. En face.

Il ne comprenait plus rien.
Il passait ses journées en mode attaque/défense.
Un mot et il explosait.
Un silence et il s’effondrait.

Autour de lui, on s’inquiétait à peine.
On disait : “il est un peu à cran en ce moment, rien de grave”.

Rien de grave…

Et puis il y a eu ce collègue, pas si proche que ça mais qui était déjà passé par là.
Il a reconnu dans Damien celui qu’il avait été.
Il a réussi à le convaincre d’aller consulter sa psychiatre en urgence.

Elle a prescrit un traitement pour baisser la pression et retrouver le sommeil.
Des béquilles essentielles le temps de sa convalescence.
C’est elle qui lui a ensuite parlé de moi.

Et c’est comme ça qu’il est arrivé ici.
Lessivé, à bout et perdu.
Il n’avait plus de recul, plus de distance, plus d’espace pour respirer.

Alors on a commencé là, par créer un espace.
Un moment rien que pour lui.
Un lieu où il pouvait dire “je ne vais pas bien”
sans qu’on lui réponde “ça va passer”.

Et puis on est allé à la rencontre du programme.
Le programme du buffle, comme j’aime l’appeler.
Celui du battant. Du vaillant.
Du travailleur inépuisé et inépuisable.

Celui dont il avait hérité, en silence, des figures parentales.
Celui qui avait été sa colonne vertébrale.
Celui qui l’a fait tenir coûte que coûte.

Mais ce programme, il en avait payé le prix.
À force d’être fort, il avait oublié sa fragilité.
À force de tout porter, il se sentait seul.
À force de faire, il avait oublié comment être.




Alors, ensemble, on a regardé ce programme droit dans les yeux.
Sans le juger. Sans le haïr.
Juste pour comprendre d’où il venait et à quoi il avait servi.

On a écouté les souffrances et les peurs qui le maintenaient.
On a démasqué les croyances sur lesquelles il s’appuyait.
On a récupéré les contrats et promesses devenus obsolètes.
On a reconnu les compétences qu’il a permis de développer.
On a chéri tout ce qu’il lui avait permis d’accomplir.


Au fil des séances, il a retrouvé sa capacité d’adaptation,
de la souplesse, de l’entrain,
et il s’est ouvert au changement…



Et vous ?

Avez-vous, vous aussi, hérité de ce programme du « Buffle » ?
Celui qui tient bon quoi qu’il arrive ?
Celui qui encaisse jusqu’à ne plus sentir ses propres limites ?

Peut-être que vous aussi, vous sentez que quelque chose ne va plus.
Un ras-le-bol. Une fatigue qui colle à la peau.
Une impression de débordement pour des choses qui, avant, glissaient.

Alors peut-être est-il temps de faire pause, de comprendre et de prendre soin…
Peut-être est-il temps de prendre rdv.




Besoin d’un accompagnement ?

Je propose des séances individuelles à Fréjus – Saint-Raphaël :
régulation émotionnelle, thérapie brève, coaching de l’être …


Laisser un commentaire