Claire est arrivée au stage en disant :
« Moi, la colère, je connais pas. Je suis plutôt du genre à pleurer. Beaucoup. Pour un rien. Pour tout. »
Claire, elle a une cinquantaine d’années.
Elle est douce. Pondérée. Bienveillante.
Quand elle parle, c’est avec mesure. Toujours avec le mot juste.
Elle ne s’énerve jamais. Elle ne hausse pas la voix. Elle ne se met jamais en colère.
Arrive le moment où on part à la rencontre de la colère…
Au fil des exercices, quelque chose a commencé à frémir.
Pas dans les mots.
Dans le corps.
Imperceptiblement.
D’abord les mâchoires serrées.
Puis les poings crispés.
Et cette boule dans la gorge, là depuis toujours, sans nom.
Et là, on commence le vrai travail.
Pas seulement dans les mots,
Mais dans le corps.
Claire descend dans ses sensations.
Elle découvre que la colère, elle est là depuis longtemps.
Sous forme de tensions, de crispations, de retenues.
Des mâchoires serrées. Un ventre noué. Des poings fermés en silence.
Elle nous a parlé de son enfance,
De ce père autoritaire dont la colère faisait loi…
Auquel elle ne s’était jamais rebellée. Jamais opposée.
Seuls ses pleurs adoucissaient ce père.
Son corps, lui, portait les tensions.
Chaque « non » ravalé.
Chaque injustice étouffée.
Chaque frustration laissée là, en silence.
Chaque besoin non respecté.
Elle a compris que la colère n’était pas forcément hurlement ou destruction.
Qu’il existe une colère juste.
Une colère qui alerte. Qui protège. Qui dit stop.
Une colère qui trace les limites.
Et qui ouvre la voie vers le respect de soi.
Ce jour-là, Claire a osé ressentir :
Ses tensions.
Ses serrages.
Ses brûlures.
Ses crispations.
Ses élans retenus.
Elle a dansé la colère.
Elle l’a senti. Vraiment.
Une colère juste. Une colère claire.
Une colère pleine d’amour pour elle-même.
Elle s’est tenue droite.
Elle a dit non.
Elle l’a incarné. Fort. Profond. Clair.
C’était sa première vraie colère.
Elle était magnifique.
Et c’était beau.
Et vous ?
Avez-vous, vous aussi, appris à ravaler votre colère ?
Avez-vous grandi en pensant que pleurer était acceptable, mais que se révolter, poser une limite, dire non… était interdit ?
Et si, vous aussi, vous étiez prêts à rencontrer votre colère ?
La vraie.
Celle qui fait du bien.
Celle qui protège.
Celle qui vous rend vivant.e et libre.
Je vous accompagne en stage ou en séance individuelle, à Fréjus – Saint-Raphaël et alentours.**
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