- Je ne vais quand même pas lui dire que sa mère est une emmerdeuse !
- En effet, d’autant que c’est pas sa “mère” qui vous rend fou, c’est la femme dont vous êtes entrain de vous séparer. Bref là n’est pas le sujet. Ce que je vous explique c’est que si vous affichez un grand sourire alors qu’à l’intérieur de vous c’est Tchernobil vous induisez son cerveau en erreur : sourire = tout va bien = besoins assouvis. Donc nul besoin pour lui d’ajuster son comportement, de se montrer prévenant et attentionné…
- Mais c’est un enfant !
- Et ?
- Et il n’a pas à porter mes problèmes !
- Je ne vous dis pas qu’il doit les porter, personne ne devrait porter les problèmes des autres d’ailleurs. Je vous dis que développer ses intelligences émotionnelles et relationnelles et aider son cerveau à maturer c’est lui apprendre aussi à lire les émotions des autres, à partager ses ressentis et à intégrer que les autres aussi ont des besoins tout aussi importants que les siens et que vivre ensemble c’est trouver des compromis pour que les besoins de chacun soient respectés. Les vôtres au même titre que les siens.
- …
- Entre le divorce en cours, le déménagement et votre nouveau job vous vivez une période chargée émotionnellement et physiquement. Vous pouvez lui dire que vous êtes plus sensible, débordé et fatigué en ce moment et exprimer clairement vos besoins…. Quels sont vos besoins d’ailleurs ?
- J’ai besoin de simple, d’efficace… et aussi de moments tranquilles avec lui… le câlin du matin quand je me glisse dans son lit pour le réveiller, c’est mon moment pref de tous les temps ! Il a beau avoir 10 ans, ça reste un moment privilégié pour nous 2. Il me manque tellement quand il est chez sa mère !
- Dites lui, qu’il vous manque, que vous avez besoin de moments d’intimité et aussi de simplicité,d’efficacité… Et ça permet d’ouvrir la discussion sur les siens de besoins
- Du genre ?
- “Et toi, avec tous ces changements qu’on vit en ce moment, comment te sens-tu ? Ça fait comment dans ton corps ? Et de quoi as-tu besoin ?” Il sait faire, on le fait à chaque séance.
- Et quand c’est lui qui me fait exploser ?
- Prenez un coussin et mettez-y toute votre rage : frappez,
tapez, criez. Faites sortir la rage. Qu’il voit et mesure l’intensité de votre ressenti du moment. Ressenti qu’il ne peut pas deviner ni mesurer vu qu’il dépend de votre état d’être du jour, selon que vous soyez pressé, préoccupé, fatigué, en joie ou inquiet vous ne réagirez pas de la même façon au même comportement donc soyez vrai et prenez un temps avec vous-même pour identifier vos besoins. Vous avez besoin d’espace et lui de connexion ? Trouvez un compromis. - Alors là vous m’avez perdu !
- Ok prenons l’exemple de la dernière fois quand il est revenu de chez sa mère.
- Ah oui il m’avait trop manqué ! Je voulais le manger de bisous et le câliner alors que lui n’avait qu’une hâte c’était d’aller jouer avec le chien. On s’est pris la tête d’ailleurs. Il m’a dit que je lui avais sauté dessus et que je le saoulais non mais oh !
- Vous aviez besoin de connexion et lui besoin…
- De connexion avec son chien !
- De connexion avec son chien, de prendre le temps de se reconnecter…
- Oui c’est vrai que je lui ai pas laissé le temps
- Vous auriez pu envisager une balade avec le chien, ou de le laisser jouer avec son chien pendant que vous prépariez un bon repas et une jolie table…
- Ou un plateau repas devant un film, on adore faire ça !
- Par exemple. Exprimez vos ressentis et vos besoins respectifs et voyez ensemble comment faire pour que tout le monde soit épanoui. Plus vous êtes attentifs, plus vous développerez vos intelligences émotionnelle et relationnelle, plus votre empathie mature, plus chacun devient responsable de ses états être, de la régulation de ses émotions et du respect de ses besoins. Adultes comme enfants. Parce que, soyons honnêtes, nous avons du boulot en tant qu’adulte côté intelligences émotionnelle et relationnelle. C’était pas franchement la priorité dans notre éducation.
- Ah ça c’est clair !
- Bon à la décharge de nos parents, ils n’en savaient pas autant sur le fonctionnement émotionnel et l’empathie que nous en savons maintenant grâce aux neurosciences.
- Oui c’est vrai
- Ils ont fait de leur mieux… nous aussi et nos enfants feront encore mieux…
Précision : les cas ici contés sont INSPIRÉS de plusieurs personnes ce n’est jamais l’histoire unique d’une personne, secret professionnel et respect oblige. Les situations, prénoms, dates, lieux et pathologie ont eté modifiés.
Délicieuse journée joli toi
Sylvie
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