J’ai un message…

J’ai un message…

Pour qui ?

A toi qui t’es endormi sur le canap’ pendant la « sieste » des enfants
A toi qui lui a hurlé dessus parce qu’il ne se préparait pas assez vite
A toi qui rêve d’une semaine sans eux mais qui pleure quand ils partent
A toi qui angoisse à chaque sortie scolaire
A toi qui culpabilise de chaque mot plus haut de l’autre
A toi qui a mis tes enfants devant un dessin animé juste pour avoir paix
A toi qui a déjà dis « et sinon à 15ans on peut plus avorter ? »
A toi qui a cru que les enfants c’est juste mignon
A toi qui te demande comment tu vas survivre à la parentalité
A toi qui rêve mojito en faisant des biberons
A toi qui veut te téléporter sur une île déserte (avec juste un bar à mojito)
A toi qui en veut à ton môme de tomber malade juste le jour-ou-il-faut-pas
A toi qui a pensé à éliminer le ptit copain de ta fille
A toi qui n’ent peut plus des conseils des autres
A toi qui est épuisé de ton rôle
A toi qui dit ok « ce soir pizza » juste parce que t’as le flemme de cuisiner
A toi qui a abandonné le territoire de sa chambre aux vêtements sales et miettes de chips
A toi qui a fait une crise d’hystérie dont tu ne te souviens même pas la cause
A toi qui maudis la maîtresse pour ses devoirs qui bousillent tes soirées
A toi qui a parlé devant les enfants en des termes peu chatié de la nouvelle copine de leur père (juste une fois hein…)
A toi qui dis « TES enfants » dés qu’ils te sortent par les yeux
A toi qui dit des gros mots
A toi a qui les enfants manquent quand ils sont pas là et qui n’en peu plus déjà 3min aprés leur retour
A toi qui maudit leur réveil super matinal du dimanche quand ils sont petits
A toi qui râle de leur réveil super tardif quand ils son ados
A toi qui exige d’eux qu’ils travaillent bien à l’école alors que toi à leur âge tu te marrait bien
A toi qui pense que tes enfants sont la prunelle de tes yeux
A toi qui voudrait t’arracher les yeux par moment
A toi qui a de grands enfants et qui t’angoisse encore

Bref à tous ceux qui aime leurs enfants profondément, intensément et maladroitement, aux parents et grands-parents NORMAUX qui jongle dans la vie avec plus ou moins de dextérité selon les jours (voir les secondes) …. JE VOUS AIME !

 

 

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Etre parent : lâcher prise et tenir bon

être parent consiste en un subtil mélange entre lâcher prise et tenir bon sylvie thaon coaching consultation thérapeute gts concept frejus saint raphael var alpes maritime nice skypeJe pourrais en dire de même du rôle de parent :

Etre parent consiste en un subtil mélange entre lâcher prise et tenir bon.

Lâcher prise, lâcher ses peurs qui limitent, qui font se crisper autour de l’enfant, le surprotéger, le brider

Tenir bon sans avoir peur de ne pas être aimé, sans avoir peur de le voir triste ou frustré. Tenir bon dans l’Amour.

Tout est toujours question d’émotion finalement.

Vous savez …

Quand votre enfant vous demande de faire un truc nouveau, un pas vers son autonomie et que vous avez les tripes qui se tordent d’un coup rien qu’à l’imaginer, que vous avez le cerveau qui d’un coup se met à lister tout ce qu’il peut arriver de pire…

Quand votre enfant vous regarde de son regard le plus triste pour vous supplier de ne pas le mettre à l’école aujourd’hui, que vous avez une boule dans la gorge à voir son désarrois et que vous lui trouvez alors toutes les excuses du monde

Quand votre enfant se met à hurler en plein magasin plein de frustration face à votre refus et que la honte vous saisit face à tous ces regard tournés vers vous et que la colère vous envahit d’avoir à vivre cela

Quand votre enfant revient en pleur d’une fête où il s’est disputé avec des copains/copines, qu’il s’est retrouvé seul, exclu du groupe, votre enfant, votre amour que vous n’avez pas pu protéger, à qui vous n’avez pas évité de se frotter aux règles du groupe

Quand votre enfant doit partir en colo, faire ses études et que vous êtes envahi d’un mélange de peur, de sentiment d’abandon qui vous pousse à refuser, à limiter, à faire 1001 recommandation, à vivre dans l’angoisse que quelque chose arrive

….

Vous savez que dans chacune de ces situations ce sont vos émotions qui guideront vos réactions. Peur. Tristesse. Colère.

Demandez-vous à chaque fois :
– quelle émotion vous ressentez, d’où elle vient, depuis quand est-elle là ?
– quelle est la croyance à laquelle elle répond ?
– vous limite-t-elle ?

Je vous donne un exemple issu d’une histoire vraie :

Une maman très angoissée à l’idée de laisser son fils de 9 ans faire du vélo dans le village fait le choix de l’autoriser à en faire devant la maison pour qu’elle puisse l’entendre et le voir.
Son choix est guidé par sa peur.
Est-il judicieux ?
Il répond à sa peur mais ne permet pas une vision objective.

Ensemble nous analysons la situation.
Faire du vélo dans cette rue et bien plus dangereux que de faire du vélo dans le parc fermé situé à 2 minutes de l’appartement.
Pour autant elle n’est pas prête à le laisser le faire.
Ok.

Je lui demande de quoi a-t-elle besoin pour qu’elle accepte que son fils puisse le faire ? Elle définit ainsi ses besoins :
1. j’ai besoin d’être sûre qu’il reste là où il me dit qu’il va
2. j’ai besoin d’être sûre qu’il rentre à l’heure que je lui dis
3. j’ai besoin qu’il pense à toujours mettre le casque
4. j’ai besoin qu’il ne soit pas seul

Ok.
Elle sait donc quels sont ses besoins.
Elle connait le besoin de son fils.

Elle peut donc répondre positivement à son fils, calmement, sereinement et mettre avec lui un plan d’action pour arriver au but de l’enfant :
« ok j’ai compris que tu voulais faire du vélo dans le parc. Je suis ok mais pour cela avant tu dois réussir un certain nombre d’épreuves. On va faire un challenge. Pour que je m’assure que tu le fasses en toute sécurité. Tu es prêt à relever le défi ? »

Challenge 1 : « Avant de prendre le vélo je mets le casque » pour valider cette épreuve tu dois penser à le mettre seul 10 fois d’affilé
Challenge 2 : « Ding dong je respecte l’heure » pour valider celle ci à partir d’aujourd’hui quand tu joues avec les copains/copines je te t’appelle plus pour rentrer, on se met d’accord avant sur l’heure et toi tu mets ta montre à sonner et tu rentres à l’heure prévue. 5 fois d’affiler pour valider.

Ensuite elle a posé 1 condition : tu dois rester là où tu dis que tu vas.
Jamais de changement sans me prévenir et ne jamais resté seul. Les copains/copines s’en vont, tu rentres. (et là elle est allé vérifier discrètement de temps en temps s’il avait respecté cela).

Cette fois ci elle ne s’est pas laissé guidé par sa peur, elle s’est servi de son côté « j’anticipe tout et imagine toujours le pire » pour poser un cadre à son enfant, pour qu’il fasse les choses en sécurité mais qu’il les fasse. Elle l’a élevé. Elle l’a fait grandir, elle l’a aider à se responsabiliser, à gagner en autonomie. Sereinement. Pour lui comme pour elle.

Un autre exemple :

Un papa qui a ses enfants en garde alternée, a un fils qui se fait parfois chahuté à l’école par ses camarades au sujet de son strabisme. Il est envahi de colère à la vue de son fils tout chamboulé et démuni face à cela. Tellement envahi de colère qu’il en oublie que pour lui aussi enfant l’école s’était compliqué et pas agréable et qu’il a développé tout en arsenal de stratégies pour se faire accepter de ses camarades, et d’accepter le cadre scolaire. S’il reste confondu à cette colère il n’arrivera pas à aider son fils, sinon à le conforter dans le fait que l’école est un monde impitoyable et horrible.

Pourtant il a en lui des ressources qui pourraient aider son fils. Il a appris faire face, il a, en grandissant, appris à avoir confiance en lui. Il le dit souvent d’ailleurs que s’il retournait à l’école maintenant ce ne serait plus pareil. Parce que maintenant il sait ce qu’il est, ce qu’il vaut, il sait que les moqueries ne le toucheraient plus. Il sait que la clef est là dans la confiance en soi. Il sait bien qu’il n’y a que la vérité qui blesse, que ce qui raisonne en nous. Une moquerie que l’on nous fait ne nous touche pas si elle ne touche pas l’un de nos complexes.

Il sait au fond de lui qu’il ne peut pas changer les autres mais qu’il peut aider son fils à changer le regard qu’il porte sur lui même pour ne plus être blessé par ces moqueries.
Il sait que ce n’est pas en fondant à chaque demande de son fils de ne pas aller à l’école qu’il va l’aider à grandir, à s’élever.
Il le sait.Il doit juste enlever la colère pour pouvoir accéder à toutes ces merveilleuses ressources.

Je pourrai vous donner 1000 exemples (et vous aussi je parie 😉 )
Qui parle de vous, de moi, de nous.
1000 exemples qui illustrent bien qu’il est primordial d’apprendre à accueillir nos émotions, à apprendre d’elles, à les lâcher pour être meilleur. Meilleur pour nous même et pour nos enfants.