L’hystérico-louve

Souvent, quand des parents arrivent en consultation ils sont remplis de doutes, de peurs, de colère, de culpabilité… ils n’osent pas parler des parents qu’ils sont parce qu’ils ont honte de leurs colères, ont peurs de se tromper, de faire mal, d’avoir raté un truc, peur d’être jugé comme ils se jugent eux même : sévèrement, sans complaisance.

Et puis je leur raconte mon histoire…

parent bienveillant éducation positive hystérique stress sylvie thaon coachingMaman j’ai longtemps oscillé entre préserver mes enfants de tout en les mettant dans une bulle, et les éduquer à la dure pour leur donner les armes pour affronter ce monde.
Ça donnait quoi ? Un adulte hydride.
Mi-hystérique/mi-louve, viscéralement angoissée, croulant sous le poids de la culpabilité.

Je ne vivais pas. Je survivais. Sur le qui vive en permanence, à échafauder 1000 scénarios catastrophes à la seconde pour le « cas où ».
Il y a 14ans, dans une période extrêmement difficile de ma vie, arrivée au bout d’un fonctionnement, épuisée, anéantie, j’ai pris mon premier rendez-vous chez une sophrologue.

J’ignorai ce jour là que je venais d’emprunter un nouveau chemin. Celui de l’épanouissement personnel.

Oh ce ne fût pas linéaire ! Il y a eu des hauts et des bas, des grandes victoires et des petites, des abandons et des reprises… Mais ce qui est sûr c’est que pas à pas j’ai avancé sur ce chemin, parfois vite, parfois lentement, j’ai quelques fois dû retourner en arrière pour mieux prendre de l’élan… mais j’ai avancé et j’avance encore ! Et la mère que j’étais n’a plus rien à voir avec celle que je suis maintenant. Viscéralement. Au plus profond de moi. J’ai changé de programme. En douceur. Naturellement. Je ne renie pas l’hystérico/louve que j’ai été, je la regarde même avec tendresse et indulgence quand je regarde en arrière. Elle a fait du mieux qu’elle a pu, avec ce qu’elle avait. Elle a pensé bien faire et l’a fait maladroitement avec amour.

Pourquoi je vous dis cela ? Parce que je sais qu’il existe d’autres modèles hystérico/louve en circulation :p et que peut être vous qui me lisez vous êtes-vous reconnu. Précision importante : ce modèle
est uni-sexe, il y a aussi de très beaux spécimens chez les hommes !

Donc à vous qui vous êtes reconnu : vous avez le droit de changer de modèle ! Pour qui ? Juste pour vous-même si ce modèle là est devenu trop serré, trop inconfortable. Il vous convient comme ça ? No soucis ❤ C’est que c’est juste votre mieux du moment.
Oui, oui c’est possible ! Ça ne veut pas dire que tout se passera parfaitement, sans aucun accro, sans rechute. Non. Cela veut dire que vous aurez les outils et les ressources pour faire face à tout, même à ce que vous croyiez impossible et à ce que vous vous pensiez incapable de surmonter.

Ce jour là vous aurez juste à le décider, à poser votre intention. Et sans le savoir vous aurez fait le premier pas du reste de votre vie.
C’est VOTRE EPANOUISSEMENT PERSONNEL qui apportera à vos enfants leur épanouissement personnel.

Je vous souhaite une dOuce semaine enchantée ❤

Aimez le parent que vous êtes aujourd’hui, parce que vous êtes votre mieux du jour ❤

J’vous kiff & j’vous kiss ❤

SylVie

Etre parent : lâcher prise et tenir bon

être parent consiste en un subtil mélange entre lâcher prise et tenir bon sylvie thaon coaching consultation thérapeute gts concept frejus saint raphael var alpes maritime nice skypeJe pourrais en dire de même du rôle de parent :

Etre parent consiste en un subtil mélange entre lâcher prise et tenir bon.

Lâcher prise, lâcher ses peurs qui limitent, qui font se crisper autour de l’enfant, le surprotéger, le brider

Tenir bon sans avoir peur de ne pas être aimé, sans avoir peur de le voir triste ou frustré. Tenir bon dans l’Amour.

Tout est toujours question d’émotion finalement.

Vous savez …

Quand votre enfant vous demande de faire un truc nouveau, un pas vers son autonomie et que vous avez les tripes qui se tordent d’un coup rien qu’à l’imaginer, que vous avez le cerveau qui d’un coup se met à lister tout ce qu’il peut arriver de pire…

Quand votre enfant vous regarde de son regard le plus triste pour vous supplier de ne pas le mettre à l’école aujourd’hui, que vous avez une boule dans la gorge à voir son désarrois et que vous lui trouvez alors toutes les excuses du monde

Quand votre enfant se met à hurler en plein magasin plein de frustration face à votre refus et que la honte vous saisit face à tous ces regard tournés vers vous et que la colère vous envahit d’avoir à vivre cela

Quand votre enfant revient en pleur d’une fête où il s’est disputé avec des copains/copines, qu’il s’est retrouvé seul, exclu du groupe, votre enfant, votre amour que vous n’avez pas pu protéger, à qui vous n’avez pas évité de se frotter aux règles du groupe

Quand votre enfant doit partir en colo, faire ses études et que vous êtes envahi d’un mélange de peur, de sentiment d’abandon qui vous pousse à refuser, à limiter, à faire 1001 recommandation, à vivre dans l’angoisse que quelque chose arrive

….

Vous savez que dans chacune de ces situations ce sont vos émotions qui guideront vos réactions. Peur. Tristesse. Colère.

Demandez-vous à chaque fois :
– quelle émotion vous ressentez, d’où elle vient, depuis quand est-elle là ?
– quelle est la croyance à laquelle elle répond ?
– vous limite-t-elle ?

Je vous donne un exemple issu d’une histoire vraie :

Une maman très angoissée à l’idée de laisser son fils de 9 ans faire du vélo dans le village fait le choix de l’autoriser à en faire devant la maison pour qu’elle puisse l’entendre et le voir.
Son choix est guidé par sa peur.
Est-il judicieux ?
Il répond à sa peur mais ne permet pas une vision objective.

Ensemble nous analysons la situation.
Faire du vélo dans cette rue et bien plus dangereux que de faire du vélo dans le parc fermé situé à 2 minutes de l’appartement.
Pour autant elle n’est pas prête à le laisser le faire.
Ok.

Je lui demande de quoi a-t-elle besoin pour qu’elle accepte que son fils puisse le faire ? Elle définit ainsi ses besoins :
1. j’ai besoin d’être sûre qu’il reste là où il me dit qu’il va
2. j’ai besoin d’être sûre qu’il rentre à l’heure que je lui dis
3. j’ai besoin qu’il pense à toujours mettre le casque
4. j’ai besoin qu’il ne soit pas seul

Ok.
Elle sait donc quels sont ses besoins.
Elle connait le besoin de son fils.

Elle peut donc répondre positivement à son fils, calmement, sereinement et mettre avec lui un plan d’action pour arriver au but de l’enfant :
« ok j’ai compris que tu voulais faire du vélo dans le parc. Je suis ok mais pour cela avant tu dois réussir un certain nombre d’épreuves. On va faire un challenge. Pour que je m’assure que tu le fasses en toute sécurité. Tu es prêt à relever le défi ? »

Challenge 1 : « Avant de prendre le vélo je mets le casque » pour valider cette épreuve tu dois penser à le mettre seul 10 fois d’affilé
Challenge 2 : « Ding dong je respecte l’heure » pour valider celle ci à partir d’aujourd’hui quand tu joues avec les copains/copines je te t’appelle plus pour rentrer, on se met d’accord avant sur l’heure et toi tu mets ta montre à sonner et tu rentres à l’heure prévue. 5 fois d’affiler pour valider.

Ensuite elle a posé 1 condition : tu dois rester là où tu dis que tu vas.
Jamais de changement sans me prévenir et ne jamais resté seul. Les copains/copines s’en vont, tu rentres. (et là elle est allé vérifier discrètement de temps en temps s’il avait respecté cela).

Cette fois ci elle ne s’est pas laissé guidé par sa peur, elle s’est servi de son côté « j’anticipe tout et imagine toujours le pire » pour poser un cadre à son enfant, pour qu’il fasse les choses en sécurité mais qu’il les fasse. Elle l’a élevé. Elle l’a fait grandir, elle l’a aider à se responsabiliser, à gagner en autonomie. Sereinement. Pour lui comme pour elle.

Un autre exemple :

Un papa qui a ses enfants en garde alternée, a un fils qui se fait parfois chahuté à l’école par ses camarades au sujet de son strabisme. Il est envahi de colère à la vue de son fils tout chamboulé et démuni face à cela. Tellement envahi de colère qu’il en oublie que pour lui aussi enfant l’école s’était compliqué et pas agréable et qu’il a développé tout en arsenal de stratégies pour se faire accepter de ses camarades, et d’accepter le cadre scolaire. S’il reste confondu à cette colère il n’arrivera pas à aider son fils, sinon à le conforter dans le fait que l’école est un monde impitoyable et horrible.

Pourtant il a en lui des ressources qui pourraient aider son fils. Il a appris faire face, il a, en grandissant, appris à avoir confiance en lui. Il le dit souvent d’ailleurs que s’il retournait à l’école maintenant ce ne serait plus pareil. Parce que maintenant il sait ce qu’il est, ce qu’il vaut, il sait que les moqueries ne le toucheraient plus. Il sait que la clef est là dans la confiance en soi. Il sait bien qu’il n’y a que la vérité qui blesse, que ce qui raisonne en nous. Une moquerie que l’on nous fait ne nous touche pas si elle ne touche pas l’un de nos complexes.

Il sait au fond de lui qu’il ne peut pas changer les autres mais qu’il peut aider son fils à changer le regard qu’il porte sur lui même pour ne plus être blessé par ces moqueries.
Il sait que ce n’est pas en fondant à chaque demande de son fils de ne pas aller à l’école qu’il va l’aider à grandir, à s’élever.
Il le sait.Il doit juste enlever la colère pour pouvoir accéder à toutes ces merveilleuses ressources.

Je pourrai vous donner 1000 exemples (et vous aussi je parie 😉 )
Qui parle de vous, de moi, de nous.
1000 exemples qui illustrent bien qu’il est primordial d’apprendre à accueillir nos émotions, à apprendre d’elles, à les lâcher pour être meilleur. Meilleur pour nous même et pour nos enfants.