Eliot, on le trouve souvent « trop ».
Trop collant. Trop présent. Trop envahissant.
Il parle beaucoup, touche souvent, interpelle sans arrêt.
Il s’approche trop près, fait des blagues mal placées, revient à la charge, même quand l’autre montre qu’il a besoin d’espace.
Et puis, à force, on s’éloigne de lui.
Même ceux qui l’aiment vraiment.
Et Eliot ne comprend pas. Il se sent rejeté. Pas aimé. De trop.
Au stage, on a fait un atelier sur les limites.
Un jeu simple, avec un bandeau sur les yeux.
Dire « stop » quand on sent que l’autre est trop proche.
S’arrêter quand on sent qu’on touche à la limite de l’autre.
Percevoir l’invisible.
S’écouter. Écouter l’autre.
Pour Eliot, c’était un défi immense.
Il ne sentait rien. Ni son propre espace. Ni celui des autres.
Alors on a creusé.
Et l’histoire s’est ouverte.
Eliot est né grand prématuré.
Son corps, minuscule, a été manipulé dès les premières secondes de vie.
Intubé, piqué, soigné, envahi. Pour le sauver, oui.
Mais sans qu’on lui demande son avis.
Sans pouvoir dire non.
Sans pouvoir dire stop.
Et ça, son corps s’en souvenait.
Un corps sans limite, un corps traversé.
Un corps qui, depuis, cherche sans cesse à créer du lien, sans percevoir quand l’autre ne peut pas ou ne veut pas.
Ce jour-là, dans le stage, Eliot a ressenti quelque chose de neuf.
Un début de sensation.
Une limite. La sienne.
Il a compris qu’il pouvait apprendre à sentir.
Qu’il pouvait être aimé, même s’il laissait de l’espace.
Qu’il n’avait pas besoin de forcer pour exister.
Et ça, c’est le début d’un grand pas.
Alors on a creusé.
Et l’histoire s’est ouverte.
Eliot est né grand prématuré.
Son corps, minuscule, a été manipulé dès les premières secondes de vie.
Intubé, piqué, soigné, envahi. Pour le sauver, oui.
Mais sans qu’on lui demande son avis.
Sans pouvoir dire non.
Sans pouvoir dire stop.
Et ça, son corps s’en souvenait.
Un corps sans limite, un corps traversé.
Un corps qui ne sait pas dire non, qui ne sait plus sentir.
Un corps qui, depuis, cherche sans cesse à créer du lien…
Le lien qu’il n’a pas pu construire au départ.
Ce lien brisé trop tôt, dans l’urgence et la peur.
Et depuis, cette recherche effrénée : être aimé, être vu, être avec l’autre.
Mais sans code. Sans repères. Sans distance.
Et vous ?
Savez-vous dire stop, sans culpabiliser ? Et les aider à faire de même ?
Et vos enfants… savent-ils reconnaître quand c’est trop pour eux ? Perçoivent-ils quand c’est trop pour l’autre ?
Comment vivent-ils le lien, l’attachement, la distance ?
Et si apprendre à sentir, à nommer, à respecter les limites — les vôtres comme les leurs — était une clé pour se sentir mieux dans son corps, dans ses relations, dans la vie ?
Pour aller plus loin :
- Stage Enfants – 7 & 8 avril – Au cœur de leurs émotions
Pour mieux comprendre et apprivoiser leurs ressentis, développer la confiance en soi et prévenir les conflits et situations de harcèlement.
- Stage Adolescents – 14 & 15 avril – Au cœur de leurs relations
Pour apprendre à s’affirmer avec justesse, se positionner dans le groupe et comprendre les dynamiques relationnelles.
- Stage Adultes – 17 & 18 mai – Au cœur de vos émotions
Pour mieux accueillir et réguler vos émotions, poser vos limites et retrouver votre équilibre intérieur.
- Consultations individuelles (en présentiel ou en visio)
Accompagnement des enfants, ados, adultes —
travail sur les émotions, les schémas relationnels, les blessures d’attachement, la confiance en soi…
Respecter les limites de l’autre, c’est lui dire : je te vois, je t’entends, tu existes.Et respecter les siennes, c’est se dire : je me reconnais, je m’aime, je vis.