Confidences

C’est l’histoire d’une maman qui n’a qu’une peur, celle de mourir avant que ses enfants soient majeurs. Elle ignore d’où ça vient et à vrai dire elle ne cherche même pas. Elle est juste guidée par cette peur, chacun de ses actes le sont. Vous imaginez la serenité dans laquelle elle vit ? Elle tient un journal où elle consigne toutes les choses importantes pour chacun de ses enfants « au cas où », elle prend assurance vie et assurance décés, elle se presse et se stresse à leur transmettre les clefs de la vie, elle encourage leur autonomie à fond… Et je vous parle même pas de l’état dans laquelle elle se met quand elle doit se faire opérer… et si elle ne se réveillait pas ?

Cette peur fait partie d’elle, comme une fatalité. De toute façon la peur c’est sa vie. Elle a aussi peur pour son fils. Qu’il meure. Enfin plutôt la sensation que sa vie sur terre ne tient qu’à un fil, qu’il est comme un ballon gonflé d’helium qui s’envole dans le ciel si on le lâche. Là aussi elle ne se pose pas de question. C’est ainsi. Elle veille. En permanence. Tout le temps. Elle guête ses humeurs, ses malheurs, ses colères. Elle tremble quand elle le sait pas bien, tend l’oreille quand il s’isole dans la chambre. Et les années passent dans la peur. Elle s’épuise.

Vous vous en doutez sûrement cette maman c’est moi. Ou plutôt c’était moi. Sur le chemin de conscience et de libération que j’ai entamé il y a 18ans maintenant beaucoup de mes peurs sont parties. Et encore « beaucoup » c’est trop peu tellement ma vision de la vie a changé. Un 360°. J’ai découvert la sécurité, sureté, la confiance…

Et j’ai oublié cette peur de mourir avant leur 18ans qui a guidée tant de mes actes de maman. Jusqu’à il y a peu. Mon fils a eu 18ans. Et la phrase m’est revenu, la phrase et tous les ressentis de stress et de tension mélés à un immense soulagement. Comme si tout à coup je pouvais m’autoriser à souffler, que ma mission était accomplie. Même si la peur n’était plus là depuis longtemps, il restait coincé au tréfond de moi une part terrorisée.
Et quelque temps aprés ça m’est revenu. Moi oui mais c est bien sûr !!! Elle vient de là !!!
Je vous explique. Pour cela remontons à Janvier 1998. Je suis enceinte de ma fille. Je suis à l’enterrement de ma tante et je vois sa fille envahie de chagrin, perdue du départ si précoce de sa maman. C’est l’année de ses 18ans. Je pose la main sur mon ventre, j’ai peur pour ma fille et prie pour être auprés de mes enfants jusqu’à leurs 18ans au moins. C’était il y a 22ans. 22ans à porter cette souffrance, à être guidé par ce stress, à poser des actes en fonction de ce contrat passé.

J’ai évidemment fait une séance de déprogrammation d’empreinte post-traumatique pour libérer cette intensité émotionnelle gentiement lovée dans mon cerveau depuis 22ans histoire de retrouver ma liberté d’être et de ne pas refiler mes valises aux enfants 😁

Et vous vous demandez pour ma peur que fiston foute le camp de cette Terre ? Ben là aussi j’avais beaucoup libéré au fil des années, je lui ai même dit il y a quelques années que maintenant ça suffisait et qu’en fait s’il voulait mourir c’était son choix que j’allais plus passer mon temps à le surveiller. Mais il restait un truc. Moins fort. Moins flippant mais un truc. Je sentais bien que ça allait mieux mais que je n’étais pas arrivé à la racine. Et la racine a finit pas se révéler. Machine à remonter le temps.. juillet 2002… rdv chez le gynéco, je suis enceinte d’un mois. Sur l’échographie le doc voit deux embryons : l’un semble avoir arrêté sa croissance. Quand je lui demande ce qu’il va se passer il me répond « ben soit vous faites une fausse chouche et le deuxième part avec, soit il est mangé par les enzimes gloutons et l’autre peut se développer » (la phrase est exactement celle prononcée 😁). La consultation terminée je pars avec ce double scénario et la peur vrillée au ventre que fiston soit emporté par les flots. 2 mois d’angoisse.Jusqu’au rdv de septembre où il valide que fiston est bien là et que les enzimes gloutons ont fait place nette.
Oui mais voilà dans un coin de mon cerveau ce surstress intense est resté marqué. Un joli programme « fait gaffe il peut mourir à tout moment ». Hypervigilence optimale. Il vient tout juste de revenir à ma conscience. 18ans aprés. Le matin du passage de code de fiston. Ça tombait bien j’étais en stage avec une de mes mentor/formatrice/thérapeute et on a pu traiter et libérer ce surstress.

Bref tout ça pour vous dire… ben je sais pas en fait. J’avais juste envie de vous le partager 😁 À vous de voir ce qui vous parle dans ces deux histoires, si ça réveille chez vous des sensations ou si ça vous fait faire des liens 😉

Délicieuse journée jolis vous

Sylvie

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Une réflexion sur “Confidences

  1. Merci pour cet article à la fois très touchant et plein d’optimisme, qui rappelle de façon très positive que nous n’avons pas à subir nos peurs et nos freins mais à en identifier la cause pour nous construire sainement !!!

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